La suite de notre voyage ………..
Pour la suite …. Retrouvez nous sur notre nouveau blog :
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A bientôt !
Pérou – Bolivie, la fin de notre voyage dans le voyage …
Le Pérou …………..
Laisse toi bercer au son de la zampona [flûte de pan] et de la kena …,
500 ans en arrière,
… promène toi sur les chemins incas,
… vis les greniers et forteresses de la Vallée Sacrée,
… vibre sous la puissance du Machu Picchu,
… prévois les semences et récoltes en observant Intiwatana,
… observe le vol du majestueux condor,
… admire ces montagnes arides ou d’une luxuriance incroyable,
… ressens cette Energie omniprésente …
… imprègne toi de cette harmonie avec la Nature,
…… Sérénité.
Le Pérou …..
Arequipa, Cuzco, La Vallée Sacrée, le Machu Picchu, le Lac Titicaca …
Une bien trop courte étape pour nous … quelques semaines pour un pays si chargé d’histoire et de merveilles, naturelles ou non …………
Quid du fameux trek de Santa Cruz tant conseillé par nos amis Fanny et Anthony, des lignes de Nazca et autres merveilles péruviennes ? Pour sûr, ce sera pour une prochaine fois …
Par un heureux hasard, nous rattrapons le temps en attrapant un bus immédiatement après notre arrivée à Tacna. Direction Arequipa.
Arequipa, « l’endroit derrière la montagne pointue [le volcan Misti] » en Aymara.
Arequipa, seconde ville du Pérou. 2300m d’altitude. 300 jours d’ensoleillement par an !
Mais surtout …
… Arequipa, la Magnifique, Arequipa, « la Ville Blanche » … péruvienne cette fois !
Centre ville soigné, bâtiments somptueux, place d’Armes qui n’a guère à envier aux plus belles places européennes …
Arequipa, c’est aussi un drôle de couvent, le monastère Santa Catalina, véritable ville dans la ville, avec places et rues, qui accueillait dès 12 ou 13 ans les jeunes héritières des grandes familles espagnoles qui y entraient comme religieuses, … mais disposaient de servantes ou esclaves, se faisaient construire leurs propres maisons, et y organisaient même fêtes et réceptions …
Arequipa, c’est encore une ville vivante qui nous offrira de goûter à ses nuits animées et d’en profiter pour « décompresser » un peu (!) alors que les enfants dorment paisiblement dans leur véritable palace, dorlotés par la patronne …
… d’autant plus vivante que la fête de la ville est proche et donne lieu à de nombreuses festivités et de superbes défilés des différents districts alentour …
Arequipa, c’est la dernière demeure de Juanita, jeune élue de la noblesse inca, de 12 ou 14 ans, qui a eu l’ «honneur» d’être offerte en sacrifice pour apaiser les Dieux, au terme d’une marche à travers le Pérou et jusqu’au sommet du volcan Ampato, par 6380 m ……. où elle fut retrouvée 500 ans après, la neige recouvrant son corps ayant fondu par suite de l’éruption d’un volcan proche ……….
Et puis, Arequipa, c’est aussi pour nous, le départ pour la Vallée puis le vertigineux Canyon de Colca, le plus profond au monde (entre 3500 et 4000 m) …

… où nous pourrons admirer à l’envi le vol de ce magnifique oiseau, symbole des Andes … le Condor ……… Magique …………
Les Petit Prince en orbite ……… à en oublier leur vertige !!
C’est bel et bien la tête dans les nuages et des images plein la tête que nous poursuivons notre périple péruvien ….
Cette fois, nous arrivons à Cuzco …
Cuzco, capitale de Tawantinsuyu, l’Empire Inca …
Cuzco la ville développée sous l’Inca Pachacutec, qui lui a donné sa forme de Puma, l’un des 3 animaux emblèmes de l’Empire Inca - le Condor, symbole de Paix, le Puma, celui de Force, et le Serpent, celui de Connaissance.
Cuzco la Magnifique, chargée de cette Histoire qu’on retrouve un peu partout dans la ville : des murs incas, vestiges de maisons ou palais, aux niches et portes en trapèze, inclinés de 15° vers l’intérieur, ajustés à la perfection, surmontés de maisons, monastères ou autres églises à l’architecture espagnole … – Murs incas qui ont su, eux, résister à de nombreux tremblements de terre quand les murs espagnols se sont effondrés à plusieurs reprises … -
Que penser devant Qorikancha, « Endroit fermé contenant de l’or », le centre du centre du Cuzco inca …. devenu un très curieux mélange …. Une église et un monastère dominicains intégrant des pans de murs complets de temples incas ……..
C’était probablement l’un des plus riches palais incas dans le « Jardin Solaire » duquel les représentants des nations soumises venaient faire leurs offrandes en signe d’allégeance à l’Inca et à la divinité Solaire …
Raison pour laquelle les Espagnols dès leur arrivée, se sont empressés de le piller et de le démanteler.
Mais quelle tristesse que d’être obligé de tout détruire sur son passage – chaque symbole de la puissance de l’Empire Inca, chacun de leur lieu de culte … – pour espérer imposer sa propre Loi et sa propre Religion ….
- Pourtant, encore aujourd’hui, combien de Péruviens, de Boliviens, bien que Catholiques peut être, continuent à vénérer les Dieux de leurs ancêtres …….. -
Et quelle vanité également, que de vouloir construire, comme sur la place d’Armes, une église plus imposante et plus belle encore que la cathédrale construite 10 ans auparavant, juste à coté, par simple orgueil et soif de pouvoir ……. – outre le fait de les construire sur d’anciens palais incas, avec des blocs venant de Saqsaywaman ……
L’Homme et sa vanité, son avidité et sa cruauté.
La préparation de notre périple au Machu Picchu se fait ardue …
C’est la croix et la bannière pour arriver à concilier entrée sur le site et places de trains … que nous obtiendrons finalement après avoir fait un esclandre chez Pérurail, filiale de l’anglais Orient Express, qui avait purement et simplement mis Titouan, 5 ans, dans un autre wagon, inaccessible ……………. et ne « pouvait » pas modifier son billet.
Très fort pour le train le plus cher du monde (50 € par personne pour 1h30 de trajet et 40 km !!) !!
Là où nous comprenons ce qui est inscrit un peu partout au Pérou …….. INCA = $ ……..
En attendant, nous montons crescendo dans notre découverte de l’Empire Inca ……
Cette fois, nous partons pour la Vallée Sacrée, la vallée de l’Urubamba.
Direction : Pisac, et sa forme de « Perdrix » … avec ses terrasses, ses colcas (greniers), ses quartiers d’habitations et son quartier des temples.
De quoi se familiariser avec les différents types d’architecture inca et leur système d’observation astronomique : Intiwatana, »lieu où on attache le Soleil », grâce auquel est déterminé le calendrier des semences et récoltes, résumé ici …
Nous continuons notre marathon … quelques gouttes de pluiene nous font pas peur, ne doit on pas aller en Patagonie ? … par les sites de Tambomachay, Puka Pukara et Kenko, encore des prodiges d’harmonie avec la nature ………

Puis par Saqsaywaman …………………
Saqsaywaman l’Incroyable, l’Impressionnante.
Saqsaywaman, la tête du Puma selon lequel est construit Cuzco, qui domine la ville.
Saqsaywaman et ses 3 bastions, temple ou forteresse ?
Saqsaywaman, seulement comparable par son architecture mégalithique, avec ses blocs de plus de 100 Tonnes parfaitement ajustés, à des sites comme Stonehenge en Angleterre, ou aux Motus de l’Ile de Pâques …..
Un petit peu de répit à jouer avec Inti, le chaton tout roux de l’hotel, portrait craché de notre catou, au plus grand plaisir des loulous, ou à profiter des nuits animées de Cuzco –le meilleur DJ du Pérou ne vaut pas encore Etane Carter !!-, pour le plaisir des plus grands cette fois …
… et nous voilà partis direction Chinchero, Ollantaytambo puis le Machu Picchu …….
Le but ultime de notre voyage sud américain approche, petits et grands sont programmés pour depuis des mois, voire des années – le Vieux Pic des Mystérieuses Cité d’Or oblige ………
Comme d’habitude, nous sautons dans un bus bondé, qui nous dépose à Chinchero, trésor d’harmonie avec la nature, encore une fois.
C’est devant ses terrasses ornementales, que pour la première fois nous ressentons tant de force, tant d’énergie autour de nous … malgré les destructions perpétrées par les espagnols …
Nous partons pour Ollantaytambo, dernière étape de notre périple préparatoire dans la Vallée Sacrée ……
Ollantaytambo, magnifique petit village qui a entièrement conservé l’urbanisme inca : rues, canalisations et maisons sont d’origine …
… est aussi surplombé par une grande Forteresse à flanc de falaises … construite en partie avec des blocs énormes (mégalithiques) qui étaient arrachés à la montagne 10km plus loin et dont le transport nécessitait de dévier le cours de l’Urubamba à chaque passage …….
C’est l’heure.
L’heure de monter dans ce fameux train hors d’âge et hors de prix.
Mais qui nous transporte hors du temps …………..
Nous longeons la Vallée Sacrée, de l’Urubamba, plongeons dans cet univers que fut le leur.
Une nuit d’attente à Aguas Calientes, au pied des montagnes … et pourtant, on ne voit toujours rien … pas l’ombre d’un bloc de pierre, rien.
Mystérieux Machu Picchu.
Lever 4h45. Pas de répit pour les petits. Mais ils sont aussi motivés que nous.
Un peu enfarinés, nous attrapons le bus.

A peine avons-nous entrevu quelques terrasses en montant. Pas étonnant que les Espagnols ne l’aient jamais trouvé ……..
Et finalement vers 7 h ………………………………
… C’est des larmes d’ émotion sur les joues, que nous découvrons enfin ce site de tous les superlatifs, et que s’offre à nous tant de Beauté, d’Energie, de Force, de Paix, d’Harmonie ….

Mais à quoi servait cette citadelle, fondée, encore une fois, par l’Inca Pachacutec ?
Etait ce une sorte d’université où on étudiait astres et agronomie ?
Ou bien un refuge des Vierges du Soleil, plus belles et plus nobles femmes choisies de l’Empire Inca ?
Ou encore et plus simplement, une résidence secondaire des souverains incas, au climat plus clément ?
Nous profitons de cette belle journée ensoleillée pour nous gorger et nous regorger de ces images …….
Le quartier des temples …
Temple des 3 Fenêtres et sa Croix Andine à 3 marches,
et Temple du Machu Picchu [en tant que montagne] sur la Place Sacrée,
Temple du Soleil,
puis Intiwatana –« lieu où on attache le Soleil, c’est l’observatoire astronomique …….
Et puis, de l’autre coté de cette esplanade où les sujets écoutaient l’Inca, le quartier artisanal, le groupe des 3 portes pour l’éducation spéciale des femmes, et surtout, le Temple du Condor qui sert à accompagner les hommes dans leur passage de la vie à la mort …
Enfin, au premier plan, terrasses, colcas (greniers) et maisons des gardiens ….. et en arrière plan, le Wayna Picchu ……
Magnifique.
Nous continuons par une ballade jusqu’à un drôle de pont suspendu au dessus d’une paroi parfaitement verticale de plusieurs centaines de mètres … Excellent système de défense, nul doute … et moi, je n’en mène pas large, cramponnée d’une main à une corde, de l’autre à Anaa ….
« Il n’y a bien que des Français pour emmener leurs enfants jusque là !! » entend on …
Eh ! ce sont des aventuriers oui ou non ???
Puis nous montons à Inti Punku, la porte du Soleil, par où arrive le fameux trail de l’inca ….
Un dernier tour du site.
Il se fait tard, la lumière change. Les touristes sont partis, pour la plupart.
C’est le moment de s’installer.
De faire silence.
De se gorger de la force de ce site extraordinaire.
De se charger de toute l’Energie de cette Nature puissante.
De fermer les yeux et se laisser emporter 500 ans en arrière ……………..
Calme. Sérénité. Puissance. Energie. Beauté. Harmonie.
L’Homme sait pourtant faire de belles choses ……………………
Pour clore cette journée qui restera à jamais gravée dans le cœur de chacun, nous dévalons les quelques 1500 marches qui nous ramènent à Aguas Calientes à la tombée de la nuit, où nous attend une autre merveille du Pérou : Indio Feliz, considéré par beaucoup – présidents ou autres stars- comme le meilleur restaurant du Pérou ………………….
Assiettes aussi délicieuses que belles – à prix tout à fait correct pour couronner le tout-, cadre superbe … tout ça simplement réalisé par la main du boss, Patrick …. Artiste, artiste des saveurs aussi et … ancien navigateur à la voile ………………. Autant dire que les discussions sont allées bon train … jusqu’à 3 heures du matin ………
Merci Patrick, pour tes délices, ton accueil, ta spontanéité et ta leçon de vie ….
Tout est possible, il n’y a qu’à ouvrir les yeux, à y croire et à se lancer ……….
Nous repartons, la tête remplie d’images, et le cœur d’émotion ….
Un petit détour nous donne encore l’occasion d’admirer les superbes terrasses concentriques de Moray, 4 formes similaires incroyablement en harmonie avec les lignes naturelles environnantes, qui auraient eu des fins d’expérimentation agricole : les conditions climatiques varieraient énormément selon le niveau et la position dans les cercles … Les incas tentaient ainsi d’acclimater des plantes venant d’un niveau écologique à un autre niveau.
Tout aussi surprenant et magnifique …..ce sont les Salines de Maras qui datent de bien longtemps avant l’époque inca.
Ces milliers de bacs aux teintes nuancées, sont remplis d’une eau curieusement salée qui s’évapore en quelques semaines, offrant du sel de qualité diverse.
Réminiscence comme le Salar de Uyuni, du temps où l’Océan Pacifique (et Atlantique aussi d’ailleurs), était entré sur le continent Sud Américain avant d’en être presque totalement chassé par la poussée de la Cordillère des Andes ?
Cette fois, c’est la fin de notre périple dans la Vallée Sacrée …..
Nous partons pour Puno, qui nous offre un magnifique lever de soleil sur le Lac Titicaca à notre arrivée ………
Le temps s’accélère. Il nous reste une petite semaine avant notre retour au Brésil … et encore tant de choses que nous aimerions voir …. Mais nous l’avons compris depuis les Canaries, rien ne sert de papillonner …. Alors, comme toujours, nous faisons nos choix ….. et tentons de gagner du temps là où on peut !!!
Nous sautons dans un bateau qui nous amènent aux îles Uros, les îles flottantes auxquelles les Mystérieuses Cités d’Or font référence, et que nous ne pouvons manquer de montrer aux enfants ……..
Malheureusement, l’appât du gain a pris le pas sur la vérité … et ce ne sont plus des Uros qui nous ouvrent leurs fragiles maisons dénudées, mais des Aymaras au sens des affaires bien développé …..
Il n’empêche que cette petite halte aura été assez intéressante et spectaculaire !! ou comment construire une île intégralement en roseaux …..
Une autre halte dans l’île Taquile où nous dormons chez l’habitant … qui parle couramment le quechua mais qui a à peu près le même niveau que nous en espagnol ……… c’est dire ……. puis sur Amantani ….
… Et c’est la fin de notre périple péruvien ………
Nous sommes de retour en Bolivie … à Copacabana.
Et repartons sur cet énorme Lac, coté bolivien cette fois.
Direction : l’Ile du Soleil, Ile Sacrée des Incas …..
Comme d’habitude, chaque trajet à son lot d’incertitudes …
Après notre panne moteur de plus d’une heure sur le bateau de la veille, nous voilà maintenant transféré d’un bateau « touristique » à un bateau de transport en commun …… sur un petit moteur au lieu de 2 gros … Plus intéressant et folklorique c’est sûr, mais le résultat, c’est un planning à revoir !
Du coup, c’est une petite ballade en amoureux jusqu’à la pointe Nord de l’Ile qui nous attend …. Soleil couchant sur fond de Cordillère Royale d’un coté, et de la Chinkana, ruines incas, de l’autre ….
Nature grandiose. Site incroyable. On comprend pourquoi c’était un lieu sacré ……..
Et puis le lendemain, notre randonnée jusqu‘au Sud de l’île débute avant même le lever du soleil …
Les couleurs sont belles, le village paisible, les pêcheurs ont déjà commencé leur labeur, la nature se réveille doucement …….. moments magiques ….
Nous finissons notre promenade par le grand escalier inca qui nous amène au port ………
Nous rentrons tant bien que mal à Copacabana un peu remués par les vagues hachées … et sautons dans le bus qui nous amènera à La Paz, via un épisode des plus épiques : ou comment faire passer le bac à un bus …. au milieu des vagues …. Heureusement nous n’étions pas à bord !!!
Et voilà la Cordillère Royale, gardienne de La Paz …..
La Paz, plus haute capitale du monde, étagée entre 3000 et 4000 m …. , encaissée au fond d’un canyon aride entouré de pics enneigés de plus de 5000 m ……
La Paz, cité bruyante et sans vraiment d’âme à notre goût … sera le point de départ de notre dernière visite …
Direction : Tiwanaku, symbole de la civilisation du même nom, antérieure aux incas, et qui elle a duré … 3000 ans ……..
Méconnue car bien souvent dans les livres, on la décrivait comme étant inca …..
Et pourtant, que penser des alignements parfaits, de ces blocs monolithiques pouvant peser jusqu’à 130 Tonnes et déplacés jusqu’ici, ou encore de la fameuse Porte du Soleil où selon les interprétations est inscrit un calendrier identique au nôtre (24 heures, 7 jours par semaine, 30 jours par mois, 12 mois …) …

Cette fois …..
C’est la transhumance direction Santa Cruz de la Sierra où nous attend notre avion dans 2 jours ……..
Une dernière attente folklorique à la gare …
18 heures d’un bus heureusement confortable …
Et c’est la tête dans les nuages, remplie de saveurs, d’odeurs, de rêves, de souvenirs, d’Histoire, d’amertume, d’énergie et de beauté que nous partons retrouver notre petit bateau qui nous attend sagement à Recife, Brésil.
A bientôt, merveilleuse Bolivie. A bientôt, superbe Pérou.
C’est sûr, on reviendra vous voir, on a encore tant de choses à découvrir par chez vous …..
Le trek de Santa Cruz, les lignes de Nazca au Pérou, le Béni et la forêt amazonienne, les sommets de la Cordillère Blanche, Cochabamba, le Parc Torotoro, et le magnifique parc de Sajama en Bolivie …
Le Chili
Nous avons laissé notre renard, les sublimes paysages et les routes défoncées de Bolivie derrière nous …..
Nous voici arrivés au Chili ….
Un autre monde. Petit goût d’Europe.
Les routes, plus rien à voir … les frontières ? ce n’est plus un gruyère. Les prix ? ils ont bien quelque chose de l’Europe, eux aussi ….
Par contre, le panorama, dans ce désert d’Atacama –l’un des plus arides du monde- qui recouvre tout le Nord Chili, serait plutôt … lunaire … ou martien …. pour sa part.
Nous admirons cette nature morte que sont la vallée de la Mort et de la Lune,
… et profitons de quelques bonnes soirées entre copains avec Cyril, Robin et Sarah, à San Pedro de Atacama, avant de fuir une longue tempête de sable qui nous interdira l’observation de ce ciel censé être l’un des plus purs au monde, avec un astronome français …..
Direction Arica, ou la ville sans …
Sans charme, sans rien.
Simple étape, d’où nous louons un pick up pour partir admirer le Parc Lauca, l’une des merveilles d’Amérique du Sud ….
Route Chile 11.
La Vallée de Lluta, Putre, Las Cuevas, Parinacota … s’ouvrent à nos yeux éblouis ….
Les lamas, alpagas et vicunas (vigognes, de la famille des lamas), les bains thermaux à 4400m rien que pour nous au coucher du soleil … , la magnifique Laguna Cotacotani et ses dizaines d’îlots, ou encore le Lac Chungara et ses eaux violettes, surplombé par les 2 volcans jumeaux de Parinacota et Pomerape –qui culminent chacun à plus de 6200 m- seront notre merveilleux univers pendant ces quelques jours …
Jours ponctués par quelques surprises comme les retrouvailles avec Cyril, puis Robin et Sarah, ou encore ….
2h de boulot pour sortir de là !
Notre départ pour le Pérou est proche, le temps s’accélère …
Nous tournons malheureusement le dos à une autre des merveilles d’Amérique du Sud : le Parc Sajama, juste à quelques petits kilomètres de là, de l’autre coté de la frontière, en Bolivie …
Un dernier crochet par la route de Bélen, l’occasion de découvrir un Chili un peu plus vert encore, avant le retour par un coucher de soleil brumeux sur la pampa chilienne … magique ….
…. surtout quand on arrive à destination avec assez d’essence pour traverser le désert à la tombée de la nuit …
Encore une idée de Franck !! saugrenue peut être, mais aux paysages toujours aussi beaux et surprenants …..
Et nous voilà le soir même à attraper notre bus direction Tacna, au Pérou ……..
Et voilà notre bonne idée de sortir du bus 5 minutes pour chercher à manger … Passage de frontière oblige, le bus est pas mal sécurisé se dit on …
Et voilà que 5 minutes après, notre bus a disparu … avec nos enfants ….
Hurlements dans la gare et puis finalement, on nous indique où il est parti, on court on court … il n’était qu’à 50 m … mais quelle frayeur !!!!!!!!
Ca non plus, ça ne nous reprendra plus !!!!!!!
Allez, détente, maintenant …
Tout à l’heure, nous serons au Pérou, au pays des Incas et du Machu Picchu ……..
Merveilleuse Bolivie ou le voyage dans le voyage
Bolivie … pays dont on rêvait depuis bien longtemps.
Bolivie, te voilà, enfin …
Bolivie, aux centres villes accueillants, beaux et propres.
Bolivie aux banlieues pauvres et sales.
Bolivie aux cireurs de chausseurs, vendeurs ambulants de jus d’orange pressée ou autre café.
Bolivie aux joueurs d’échecs omniprésents.
Bolivie aux superbes marchés colorés, soignés et propres.
Bolivie aux soupes, aux Pique Macho … et autres pommes de terre deshydratées ….
Bolivie aux fœtus de lamas et autres croyances ancestrales.
Bolivie traditionnelle aux milles couleurs.
Bolivie aux nattes tressées, couvertes de chapeaux.
Bolivie aux jupes et chaussettes aux genoux.
Bébés dans le dos, dans tes sacs bariolés.
Enfants peau mate, yeux noirs pétillants de malice, cheveux noirs et raides. Magnifiques.
Visages burinés par le soleil, paisibles et sereins.
Chaussures recouvertes de la poussière de tes chemins.
Rocaille de tes montagnes.
Désert blanc de tes Salars.
Couleurs bleue turquoise, rouge ou blanche de tes lagunes, rouge, grise, violette de tes campagnes ou autres volcans ….
Luxuriance de ta forêt que malheureusement nous ne connaîtrons pas.
Chaleur écrasante, froid perçant.
Richesse de tes (centres) villes, plus belles les unes que les autres. Dénuement absolu de tes campagnes.
Descendants d’espagnols. Descendants d’Incas ou autres Aymaras.
Bolivie qui grouille, Bolivie inhabitée.
Bolivie qui fût si riche. Bolivie qui est si pauvre.
Bolivie, pays de contrastes, pays de multitude.
Bolivie que nous aimons et qu’un jour c’est sûr, nous retrouverons …
Enfin, en ce début juillet, nous pouvons nous promener librement dans les rues de Santa Cruz de la Sierra, avec Titouan, la veille encore, considéré comme clandestin, au Brésil …
Tous les sens en éveil, nous savourons cette liberté retrouvée.
Cette femme, l’air si sereine, si paisible, son bébé dans le dos ….. nous découvrons ces visages différents et beaux, tout droit descendants de leurs ancêtres incas ou aymaras.
Cette fois, nous y sommes … Ouaouh …………………….
Et puis, c’est le premier aperçu de la Cordillère des Andes, sur la route de Samaïpata …
Les larmes aux yeux, nous admirons le défilement de ces montagnes encore lointaines …. Les Andes …
Samaïpata.
C’est pour nous le premier contact avec des vestiges précolombiens …
El Fuerte, imposante roche gravée –la plus grande au monde – s’offre à nous, qui servait de lieu de culte aux Incas, mais existait déjà avant eux …
Nous y découvrons aussi notre premier marché bolivien, où nous prenons bien souvent l’habitude de partager l’almuerzo (déjeuner) avec tous les habitants du coin pour une bouchée de pain … 3 euros pour 4 personnes … Soupe, milanaise de poulet, saltenas, empanadas, et api sont régulièrement au rendez vous dans un cadre surprenamment propre … rien à voir avec les marchés brésiliens ….
De retour à Santa Cruz et après pas mal de péripéties bancaires –tout ne pouvait pas se passer parfaitement-, nous partons cette fois pour Sucre.
Mise en orbite imminente …
12 h de trajet. Mieux vaut bien choisir son bus mais comment faire quand, à peine arrivés à une gare bondée et grouillante, 10 rabatteurs te tombent dessus avec tous le même dessein : te vendre des places pour Sucre.
Bon, on ne s’est finalement pas trop mal débrouillés, mais on fera mieux la prochaine fois !
Et c’est parti pour un trajet épique où 5 personnes supplémentaires viennent remplir le couloir central à chaque arrêt.
Tout le monde entassé, qui s’essaie à dormir mais se réveille à chacun des nombreux cahotements du bus …
Nous sommes bien en Bolivie, pas de doute …….
Nous arrivons tant bien que mal à Sucre, capitale historique de la Bolivie.
La Cité Blanche, magnifique bijou de l’art baroque en Amérique du Sud, aux bâtiments tous plus beaux les uns que les autres …
C’est la rencontre avec Fanny, Anthony et leur fils Marius, âgé de 6 ans, qui voyagent depuis bientôt 6 mois.
Un ami pour les enfants … des amis pour les parents … On ne pouvait rêver mieux …
Le courant passe très vite. Même hôtel. Mêmes visites. Mêmes activités. Mêmes envies.
Nous voilà à Cal Orcko, à visiter tous ensemble une cimenterie … où ont été découvertes foultitudes de traces de dinosaures …

Et puis, nous nous organisons un trek personnalisé de 4 jours … Destination le cratère de Marawa … ses villages jalqas, perdus, ses couleurs fascinantes, … puis Ninu Mayu et ses traces de dinosaures …
A la découverte de nos excellents caminadores (marcheurs) encore insoupçonnés qui –entre autres- galoperont à 4000 m pendant 7 heures en traînant derrière eux 3 des 4 adultes qui éprouvaient bien des difficultés à gérer leur mal de l’altitude …
A la découverte aussi de ces paysages époustouflants, lunaires ou préhistoriques, de ces gens dénués de tout mais dignes, courageux et actifs, qui vivent dans des bicoques perchées au sommet des montagnes, à 5 h de marche du premier point d’eau …
A la découverte de la vie de là bas …
La tisseuse jalqa à l’œuvre, dont un seul tissu, uniquement noir et rouge, orné d’animaux mythiques et qu’elle mettra plus d’un mois à tisser, vaut une fortune par rapport à tout autre. Le berger qui promène ses chèvres et autres moutons. La vieille qui traverse le gué avec son âne. Et celle qui lave son linge dans la rivière. Celui qui bat le blé. Et cette grand-mère qui galope si vite qu’elle nous rattrape et nous dépasse en un clin d’œil. Sans parler de cette femme qui n’a rien, mais qui pourtant offrira généreusement un maté de coca et de mounia aux malades …
Magnifique.
On en prend plein la vue, plein le cœur.
Mais on ne peut s’empêcher d’être amer en apprenant que les jalqa, acceptant l’installation d’une cimenterie en plein cœur de l’une des merveilles de la Bolivie, espérant du travail et des routes, ce qui est somme toute assez compréhensible, vont droit à la perte de leur identité …..
De retour à Sucre, nous sautons le lendemain dans un bus pour Tarabuco et son énorme marché connu dans toute la Bolivie. Au programme : emplettes pour le bateau (si si ! les tentures feront une parfaite couche d’isolation supplémentaire), ou pour notre confort personnel … des pulls en alpaga, et encore des pulls en alpaga … parce que depuis notre arrivée, qu’est ce qu’on se pèle …. 10° à Santa Cruz, c’est 8° de moins que la normale saisonnière … et combien de moins que celle de ces tropiques que nous venons de quitter ?
L’heure tourne … Après quelques jours à savourer encore cette ville agréable aux nombreuses douceurs … nous partons cette fois direction Potosi où nous avons rendez vous avec l’Histoire …
Potosi et son imposant Cerro Rico, la « Montagne Riche » …

… qui a fait la richesse de l’Espagne et surtout de l’Europe ….. et serait à l’origine du développement … du capitalisme …
Malheur des Incas, qui ont eu la mauvaise idée de parler de l’argent trouvé là bas et qu’ils ont voulu laisser à la mère Terre, la Pachamama ….
Les Espagnols eux n’ont pas attendu longtemps pour mettre en place le système de la « Mita », travail obligatoire en alternance : les indiens – puis les noirs d’Afrique- devaient travailler pendant 4 mois à l’intérieur de la mine, sans jamais en sortir, à raison de 12 heures par jour ……..
C’est ainsi que la montagne mangeuse d’hommes, a fait 6 millions de morts dans les rangs des Incas, Aymaras et noirs – plusieurs dizaines de milliers par an-, à mourir d’épuisement, de vapeurs de mercure, d’éboulements, ou autres maladies …
Histoire d’un massacre au nom de l’Avidité de l’homme ……
Et ça continue encore aujourd’hui même si ce n’est plus de l’argent qu’on y trouve en masse, mais du cuivre et de l’étain notamment … des enfants y travaillent dès l’âge de 8 ou 10 ans …. Mais qui arrive à l’âge de la retraite ??? rares sont ceux qui résistent après 30 ans à creuser à la dynamite …
Alors dans l’espoir que la mine soit clémente et laisse la vie vie sauve, et de trouver un bon filon … on implore Dieu à l’extérieur, et le Dieu de la Mine, le « Tio » à l’intérieur …
On fait des offrandes, de feuille de coca, d’alcool, de cigarettes, ou autre sacrifice de lama …
C’est tout ça que nous sommes partis découvrir, et que nous souhaitions montrer à nos enfants.
L’enfer de la mine. Les enfants. Le visage de ces hommes sur lequel se lit la souffrance.
L’avidité humaine………………
Et puis, cette fois, c’est l’heure de se quitter …
Fanny, Anthony et Marius partent au Sud, en Argentine … et nous à l’Ouest ….
Les chemins se séparent, mais c’est promis, on se retrouvera. En métropole ou ailleurs. Chez les uns et chez les autres. Merci d’avoir été là, d’avoir partagé tant de choses avec nous.
A bientôt et Bonne Chance à vous trois ……
Comme à l’accoutumée, nous regardons partir, les larmes aux yeux, nos nouveaux amis ….
Mais à terre comme en mer, n’est ce pas la destinée du voyageur ?
Allez, c’est une magnifique partie de notre voyage qui nous attend.
Nous partons pour Uyuni.
Nous espérions pouvoir descendre au Sud Lipez et passer au Chili mais le Sud et les frontières sont fermés depuis 3 semaines, trop de neige. Tant pis, partons au moins pour le Salar …..
Quelle surprise, en arrivant à Uyuni … Les frontières ont été rouvertes le jour même (et seront refermées juste après notre arrivée au Chili !!) ….
4 jours en orbite autour d’une planète de sel, de neige et de glace ……
C’est parti pour …. L’Antarctique …………………………..
Paysage complètement hallucinant ……… du blanc, un désert de blanc, à perte de vue. Et nous, seuls, au milieu de nulle part …….
Des paysages incroyables à n’y rien comprendre …. Des illusions d’optique, des mirages, des vaisseaux spatiaux posés au milieu des nuages ??
120 km x 60 km de sel sur quelques centimètres à quelques mètres d’épaisseur …….
Magnifique coucher de soleil aux teintes indicibles …. De quoi rester muets devant un paysage d’une telle Beauté …….
Quelle Merveille en plein cœur de la Bolivie ……
Et puis, c’est la montée au Volcan Tunupa, d’où nous découvrons encore des panoramas magnifiques … tout droit sortis d’une autre planète …. ces montagnes qui semblent sortir des nuages … ce semblant de piste dont on dirait qu’elle ne va nulle part …..
Hallucination sur hallucination, mirage –mais non- après mirage, nous quittons finalement le Salar de Uyuni après une dernière soirée bien arrosée à refaire le monde avec des potes suisses italiens.
Direction : le Sud Lipez, en passant par des paysages plutôt surprenants, tels la vallée de Las Piedras (la vallée des Pierres).
Sur la route, cette fois, ce n’est plus du sel mais bel et bien de la neige qui recouvre toutes les montagnes alentour … un paysage que nous n’avons pas eu l’occasion de voir depuis bien longtemps et dont nous nous délectons à sa juste mesure ……..
Nous arrivons dans le Parc National Eduardo Avaroa …. Et puis, quelques minutes plus tard, nous découvrons avec stupéfaction cette vision surréaliste ……….
La Laguna Colorada …. Un énorme lac à 4300 mètres d’altitude … à la couleur … rouge sang !!!!!
Cette couleur vient des algues microscopiques que mangent les flamands roses, algues qui réagissant à la lumière, confèrent cette couleur hallucinante à la Laguna …….
On en prend décidément plein la vue ……………..
Après une soirée des plus fraîches … agglutinés autour de la seule source de chaleur de tout l’hotel … et une nuit bien pire encore – c’est dire nos déguisements pour dormir !!!!!…
nous nous levons à 5 heures … pour aller voir dès 6h, par –14°C …., les geysers de Sol de Manana, à 5000 m d’altitude ……..Bizarre de voir cette eau qui bouillonne par cette température !!!
Encore de magnifiques paysages qui se découpent derrière la vapeur de ces geysers et autres sources d’eau chaude …
Un panorama encore complètement extraterrestre que celle du Désert de Dali ….
Et là …. Impact planning ….
Un énorme 4×4 retourné, 2 voitures devant nous … dans une belle ligne droite, simplement bordée de neige ….
Vingt 4×4 mais seulement 2 pelles et un treuil … Heureusement la solidarité s’impose dans ces contrées aussi hostiles. Tout le monde s’y met pour aider à le remettre sur pied, mais le pauvre bougre, lui, y perdra sans nul doute son job ….
Avec un peu de retard et malheureusement sans avoir eu le temps d’admirer la fameuse Laguna Verde, nous arrivons à la frontière chilienne, perdue au milieu des volcans enneigés, où nous attend une dernière mais magnifique rencontre …………..
A bientôt Superbe Bolivie ….
Transat St Martin – Bresil
24 juin. Sao Joao. Jour férié au Brésil …
Voici donc un peu de temps dont je peux profiter pour vous écrire ….
Eh oui, vous l’avez bien compris, nous sommes au Brésil, depuis bientôt 3 semaines maintenant ….
Alors voila une petite digression …
30 avril … les yeux remplis d’émotion, gonflés cependant de cette envie de découvrir une autre terre , c’est confiants que nous quittons St Martin, direction le Brésil ….
Nous estimons à 45 jours la durée de la nav qui nous attend.
Les appros, gigantesques, sont prêtes …
40 litres de lait dont 32 en poudre
8 kg de sucre
3 kg de café
100 œufs
11 paquets de céréales
18 paquets de gâteaux
22 repas complets en boite
16 repas complets au frigo
plus de 100 autres boîtes de conserve diverses, fruits, légumes, poissons
8 kg de pommes de terre
un régime de bananes
et bien 30 autres kg de fruits et légumes variés …
24 bières !!!
700 litres de gasoil
Etc ….
tout y est, le bateau est chargé comme une outre, fort de son dessal qui fonctionne enfin ….
Ciao les amis, Sérénité, Eloane, Tangwen, Shangri Lha ….. un coup de corne de brume, des larmes qui coulent à flots …. Merci pour ces belles rencontres, ces belles leçons, encore …. Et nous l’espérons tous, petits et grands, à bientôt, quelque part, ailleurs, sur terre ou sur mer …..
L’immense océan s’ouvre à nous.
Comme d’habitude, c’est fatigués que nous levons l’ancre …. Vers 16 h !!!
Déjà la baie de Marigot disparaît, et les lumières d’Anguilla qui n’en finissent pas …
Ca commence bien …. 3 heures après le départ, la fatigue et la nuit aidant, voilà que Franck nous arrache une poulie de trinquette en confondant son écoute avec l’enrouleur de génois …
Allez, pas de superstition … ce n’est rien à réparer …
Et le bateau est fin prêt pour affronter cette navigation qui ne nous paraît pas spécialement difficile.
Magnifique …
Pour contourner les alizés, nous montons Nord tranquillement pendant 3 ou 4 jours puis profitons d’une dépression qui nous amène du vent de NNW pour virer plein Est …. Et c’est parti pour près de 2 semaines direction le soleil levant ….
Tranquille, à la cool, 5,5 nœuds en moyenne, sous spi …
… ou dans la pétole, le Petit Prince glisse (presque toujours) sur l’eau … – sauf quand on s’est pris la ligne de pêche dans l’hélice à l’affalage du spi juste avant de mettre le moteur faute de vent …-
Là le loch indique 0.0 nœuds … mais on le verra aussi indiquer une pointe à 9,6 nœuds !!!
Et toujours sous le soleil …. Pas une goutte de pluie jusqu’à la ZIC …
Quant à l’équipage, parfaitement amariné depuis le départ, pas un seau n’est utile …
Tout le monde profite de cette navigation où le temps s arrête, seuls au milieu de l’immensité ….
En quart avec nous en début de soirée,
les enfants, découvrent, la tête dans les étoiles, ébahis et demandeurs, la constellation du scorpion, magnifique, le cygne, le bouvier, ou encore la couronne boréale, et plus tard, la couronne australe …..
Au petit matin, Titouan et Franck s improvisent boulangers …
et puis, l’heure de l’école arrive.
Eh oui, nos petits mousses ont un programme chargé : école tous les matins …
école de la carte (navigation) 2 fois par semaine ….
et puis jeux et lecture en famille l’après midi ….
Bref …. Bonheur et découverte partagés …….
A eux de nous apprendre a pêcher …. Nous qui avions perdu tant de leurres lors de nos premières navigations …. Les enfants ont du flair …. Peut être comprennent ils mieux les animaux que les adultes ? les voilà qui choisissent le leurre …. Et voilà que notre dorade coryphène quotidienne arrive dans nos assiettes ….
A tel point que Titouan finit par envisager de changer de leurre …. Ras le bol du poisson !!
Les jours passent, tranquilles.
On observe les dauphins (finalement assez rares, on a dû en croiser seulement 5 fois), quelques oiseaux, même en plein milieu de l’océan …
On veille aux cargos. La VHF AIS nous en indique quasiment en permanence, à moins de 30 milles …. Mis à part pendant 6 jours au large du Cap Vert, on en croisera tous les jours … une trentaine en visuel en tout …
Les nuits passent, tout aussi tranquilles, avec au programme … étoiles, lecture, méditation, portugais, yaourts, pains, peinards ………
Et puis le 16 mai, 29°N19’ et 37°W47’ arrive cette bascule qu’on attendait depuis 2 jours … cap au sud ….. merci les gribs (prévisions météos reçues par satellite), grâce auxquels on peut pas mal anticiper nos trajectoires …
Nous voilà bientôt au large du Cap Vert …
Nous nous rapprochons du 30 °W où nous voulons passer la ZIC, à priori au plus étroit à cet endroit ….
Une traversée de rêve ….
On se demande où on souhaite atterrir … les enfants et tout l’équipage se portent à merveille. Fernando de Noronha, non, pas envie, et puis, ça risque d’être difficile après, de passer la corne du Brésil …
Salvador ? Pourquoi pas.
Et pourquoi pas une petite plage un peu plus au Nord pour un atterrissage plus à la cool, loin de cette civilisation absente si longtemps ??
Et Franck, lui, qui pointerait bien le bout de l’étrave directement jusqu’a Rio ou l’Uruguay ….
Et si on voyait comment on se porte après la ZIC ??
Alors on décide de rester au 30°W au plus à l’ouest, pour ne pas se faire déporter vers la cote. Il nous faut passer la corne sous peine de se retrouver contre vents et courants ….
Et voilà la ZIC qui arrive ….. on est le 28 mai ……
C’est là que la loi des 80/20 s’applique ……
Un bon grain bien violent à l’entrée, puis du calme, du calme, du calme, au milieu de nuages pourtant bien menaçants …
Et puis, un bon grain bien violent à la sortie …….
Le tour est joué ??
… et bien non !!!!
La ZIC passée, nous approchons de l’Equateur … le Champagne est au frais …
Passage de l’Equateur à 6 heures du matin le 31 mai, tout le monde sur le pont ….
Mais c’est un Equateur et un hémisphère Sud bien musclés qui nous attendent, le champagne, ce sera pour plus tard !!
Les gribs prévoient entre 15 et 17 nœuds a négocier au près …
Et voilà une nouvelle phrase de Franck … « Il y a le vent apparent, le vent réel, et le vent Grib … le vent Grib, c’est 5 nœuds encore au dessous du vent réel … »
Et puis finalement, ce n est pas 20 nœuds mais plutôt 30 – 35 nœuds en continu et des rafales à 45 – 50 nœuds sous grains qu’on a trouvés quasiment jusqu’à l’arrivée ……
Et le Petit Prince, toujours au près, qui fait des bons fabuleux sur les vagues, sans piquer du nez, la pluie cinglant pont et visages …
Et les enfants qui ne se rendent compte de rien, sortant juste la tête de temps en temps : »Oh, il pleut, je rentre » ou encore « Papa, tu sais, mon tigre il a volé le repas de … » alors que Papa est en train de gérer à la barre un grain à 45 nœuds ….
Et les gribs qui nous prévoient toujours 15 nœuds … et 25 nœuds sur Salvador et 35 sur Rio ….
OK OK OK …
Décidément, l’hiver dans l hémisphère sud n’est pas le même que dans l’hémisphère nord !!
On va peut être aller un peu moins loin finalement … on n’atteindra pas Salvador à temps, les plages au Nord ne sont pas assez abritées … optons donc pour Recife, à l extrême Est du Brésil. Là, on y sera en sécurité … et puis on n’aura pas de problème avec le courant pour continuer la descente ……
Et voilà que nous bifurquons finalement vers l’ouest … cap sur Recife ….
Quelques anicroches au passage ….
L axe de la barre franche … clairement à revoir, qui s’est cassé 3 fois (on n’a pas un bateau de 16 T pour rien, au moins on a de la pièce de rechange !!)
Le régulateur qui s’est fait démonter dans la pétole rencontrée à 2 jours de l’arrivée l espace de quelques heures, au milieu de vagues résiduelles de 4m …. Heureusement rien de grave ….
Et puis le moteur mal serré qui s’est desaligné …
Bref ….
Franck nous a fait des réglages de maître pendant 2 jours pour arriver barre sous élastique, bateau équilibré au portant … à se demander a quoi sert un régulateur !!
Nous découvrons finalement les premières constructions de Recife en fin d’après midi le 6 juin..
Un superbe coucher de soleil sur la ville encore lointaine marque la fin de notre périple ….
C’est de nuit et sous voiles, que nous terminons cette magnifique navigation de 36 jours et 4343 milles ….
… prise d un 2ème ris au milieu d’un port aux allures désaffectées avant d’envoyer la pioche pour quelques heures, le temps de réaligner le moteur ……..pour pouvoir aller s’amarrer au Pernambuco Iate Clube le lendemain aux aurores.
Champagne !
Un peu déçus d arriver dans un port si glauque, mais heureux de cette belle navigation, et heureux aussi que bateau et équipage se soient si bien comportés en nav …
Le Petit Prince nouvelle version, généralement beaucoup plus toilé qu’avant, avec son nouveau gréement et aidé des gribs, a substantiellement gagné en vitesse …
Mis a l’épreuve, il s’est étonnamment bien comporté dans le gros temps …
Restent quelques points à fiabiliser, mais il fallait bien que tout ne soit pas parfait et les causes de nos problèmes sont plutôt faciles a rectifier (et pour ainsi dire déjà résolues – à priori !)!!!
LA PLUS GRANDE BARRIERE POUR NOTRE VOYAGE EN PATAGONIE EST LEVEE : NOUS VOILA DANS L’HEMISPHERE SUD ….
BRASIL …..
On y arrive en hiver. On sait qu’il nous sera difficile de descendre sud à cette période, mis a part avec la politique des petits pas ….
Mais, le climat n’est pas très enthousiasmant quand même … pluie, beaucoup de pluie (à tel point qu’on se croirait dans un égout – la propreté du port est digne de celle de Chaguaramas à Trinidad), vent, mer marron … et pour finir, Recife a le triste record mondial d’attaques mortelles de requins (tigres évidemment) … une par an …
Bon. On envisage de visiter l’intérieur du pays, ou mieux, de partir réaliser notre trip initial : visiter Bolivie et Pérou …
Vous connaissez la loi des 80/20 ? mais connaissez vous celles des 50/50 ??? c’est la même, mais avec des proportions différentes … vous voulez savoir comment faire ??
Suivez le guide …
Prenez une famille, 2 adultes, 2 enfants ….
4 passeports … 2 valables pour 10 ans, 2 valables pour 5 ans.
Emmenez les faire les formalités à la Police Fédérale Brésilienne …
Et ressortez en … avec une amende de 400 €, un ordre d’expulsion sous 24 heures et un beau tampon dans votre passeport stipulant que vous transportez des passagers clandestins et un autre, que vous n’avez pas payé l amende …
Titouan, 5 ans, passeport expiré de 1 jour à la date de présentation à la Police Fédérale.
Clandestin. Expulsé.
Franck, 36 ans, passeur de clandestins.
Et oui, on avait pensé à tout, aux vaccinations contre la fièvre jaune, tout, mais aux passeports des enfants valides 5 ans au lieu de 10, ça ….
Impossible de descendre en bateau directement jusqu’en Uruguay à cette saison.
Et remonter en Guyane, ce serait dire adieu a notre projet de descendre en Patagonie … on se retrouverait de nouveau en aval des vents et courants ….
Après 36 jours de mer et 4400 milles parcourus, faire demi tour, abandonner ?????
Vite, le consulat. Un passeport d’urgence arrive une semaine après …
Et pendant ce temps … labyrinthe administratif … Policia Federal (immigration) , Receita Federal (douanes), Capitainerie du Port (Marine), Consulat, … on tourne en rond, on lutte pour éviter ou au moins retarder cette décision qui pourtant restera irrévocable …
Titouan devra quand même sortir du territoire … en bateau ou en avion, avec un parent ou toute la famille ….. pour y revenir avec son nouveau passeport et faire une entrée en bonne et due forme. Heureusement, les délais se sont un peu assouplis mais d’ici là Titouan doit (est censé !) rester à bord du bateau, pavillon français donc territoire français …
On a même eu droit à la visite du bateau de la Police Federal … un de leurs agents qui saute à notre bord (si si !!!) …
pour nous demander des nouvelles du passeport et pour vérifier que Titouan est bien là … à une demi heure près, on était cuits, il était plutôt là .…
Et la lutte continue ….
Les Brésiliens, pauvres ou très riches, sont adorables, très attachants, et dévoués …
L apprentissage du portugais, les enfants et les emmerdes y sont probablement pour beaucoup …
Que d’émotion –et de gêne- à se faire inviter à manger plusieurs fois dans une famille habitant les quartiers défavorisés de Recife (une ancienne favela « réhabilitée » sous Lula) ….
Que d’émotion aussi quand on s’entend dire par une famille d’avocats, elle, du quartier le plus riche, qu’ils vont nous aider, que Titouan n’aura pas besoin de sortir du pays et qu’on aura une place gratuite pour le bateau !!
C’est d’ailleurs le cadeau d’anniversaire de Franck !
Mais on n’a pas les mêmes soucis, ni les mêmes références …
Moultes promesses de gens riches qui se croyaient un peu trop puissants …,
qui voulaient soudoyer l’une des deux administrations insoudoyables, alerter les médias ou encore nous envoyer en procès contre l’équivalent des douanes, – heureusement que nous avons calmé le jeu –,
qui nous auront fait perdre une semaine, à nous promettre une place gratuite au ponton dans la marina gardée d’un superbe hotel … qui se résumera finalement à une place au mouillage à 500 m de toute vie et à devoir passer à travers un hôtel auquel on n a pas le droit d’accès (ça, on aurait pu se débrouiller pour le faire tout seuls !!!)
Bref …
Un dernier effort … il nous faut nos billets d avion.
La décision est prise depuis longtemps … transformons ce problème en une opportunité …. Profitons en pour faire ce trip dont nous rêvons depuis longtemps en Bolivie/ Pérou …
Internet … on n’est pas en Martinique …. Rien que sortir du Yacht Club, à 2 km de la première maison , derrière une digue fracassée régulierement arrosée par les vagues …. Rien que ça, c’est déjà la lutte … alors internet !!!!
Bref … on a trouvé nos billets. Impossible de les commander, ça ne passe pas …
Bon, nos chers amis nous ont dit qu’à l’aéroport, c’était beaucoup plus cher, passons donc par agence en ville … ouf. C est réservé. Ah, une carte visa n est pas autorisée si émise de l’étranger ? ah … bon, on va retirer. Plafonds. Bon, on revient demain.
Et le lendemain. …
Qui a la bonne idée d’oublier son code après 2 semaines de surstress et 3 mois d’inutilisation de sa carte ???? c est moi, Maïa …. Le blackout.
Carte bloquée !! non mais il faut le faire !!!
Et la banque du Brésil chez qui on doit payer l’amende, qui n’accepte pas les cartes étrangères … encore du cash !!
Et si on ne paie pas l’amende avant de sortir du pays, on ne pourra plus y entrer … et donc chercher notre bateau, notre maison ….
Bref, incapables de payer l’agence. Réservation annulée. Et 1000 euros en cash dans nos poches ….
Bon, l’aéroport, vite.
ENFIN …. LA LIBERATION ….. les mêmes vols, un peu moins chers (sic) … depart … le 30 juin, pour pres de 2 mois …
On paie en partie en cash et en partie en carte bleue. OUF, CA Y EST.
Les billets sont pris, on aura de quoi payer en cash et l amende, et le Yacht Club ………
Un dernier effort, ça fait 3 jours qu’on demande à nous réinstaller la bouée qui nous était réservée et qui a été arrachée par un bateau de passage.
La Lutte. La Lutte, je vous dis. Au Brésil, tout est une lutte !!
Et il parait que ce n est pas le cas que pour nous … c est comme ca …. Une action par jour, pas plus … Au secours …………
Et encore, il y a pire que nous … un chilien qui souhaitait rentrer chez lui depuis l’Angleterre en passant par le Cap Horn, après avoir survécu à des vagues de 12 mètres dans le Golfe de Gascogne sur son bateau de 8 m acheté en Angleterre … voit sa course arrêtée et son bateau scellé pour ne pas présenter d’autres papiers du bateau que la facture d’achat … conformément à la loi anglaise qui n’enregistre pas les bateaux de cette taille … mais ça ne plaît pas aux Brésiliens !!!
Vite, je vous dis, la Bolivie ….
Enfin .. nous sommes sur notre bouée . Maintenant c’est ….DECOMPRESSION.
Je pense que vous avez compris pourquoi on vous donne des nouvelles si tardives …..
On n’a pour ainsi dire pas encore eu le temps de visiter Recife !!!
Maintenant, on hiverne le bateau, on se met à l’espagnol et on avale les bouquins sur notre périple à venir …
Au programme … la Bolivie, le Pantanal et sa faune, l Altiplano et ses paysages époustouflants, le Sud Lipez, le Pérou et notamment Cuzco voire le Macchu Picchu, et le désert d’Atacama au Nord du Chili …………
Des jours plus heureux nous attendent !!!!
Y croyez vous ? … ce matin, tentative … vaine …. de payer notre amende … expiree de … 1 jour … vive les fetes de la Sao Joao …..
LA BOLIVIE, VITE ………..
Iles du Nord en famille
Nous voici donc fin janvier 2011, à Pointe à Pitre en Guadeloupe.
Quelques travaux à finir – pour changer – avant notre départ tranquilou vers les Iles du Nord, avec pour destination St Martin pour nos derniers achats et Les Iles Vierges, avant de descendre vers la Colombie pour notre trip à terre ….
Les anniversaires de ce début d’année …
sont l’occasion pour Titouan de se perfectionner en surf (bodyboard)
…de s’ouvrir enfin à un autre monde que celui des chevaliers et des pirates … les romains cette fois !
… et de faire découvrir à sa sœur, les joies des tyroliennes …
… mais aussi de se détendre à l’Ilet Gosier, « la plus belle terrasse de Guadeloupe »,
et de faire encore de magnifiques rencontres, celle de Michel et Sylvia, ou encore des Shangri Lha, Eric, Morgane et leurs enfants Matteo et Romy à coup de barbeuks sur la plage …
Encore de belles leçons, de partage, d’ouverture, de nouveaux points de vue sur le monde ….
Sans oublier Jeff et Marie, avec leurs enfants Baptiste et LouAnn, les grands copains des loulous … un garcon, une fille, respectivement du même âge qu’eux … c’est rêvé !!
Après encore un petit retard (un bateau qui dérape sur nous à la perpendiculaire au mouillage, et voilà la peinture de notre delphinière juste peinte à refaire …. ), nous levons enfin l’ancre direction le Nord ….
Pour nous accueillir dans notre périple qui commence enfin, tortues, dauphins et même une baleine à bosse sont au rendez vous de cette première navigation …
Passage bas par l’Ilet Pigeon et sa réserve Cousteau, l’occasion d’observer une belle scène de pêche à coté du bateau …
… normal vue la beauté des plongées en apnée ….
Et c’est quand on se décide à sortir les blocs et les stabs de plongée …. qu’on se retrouve avec une brise de mer, à 5 m des cailloux ….
Bon, il est peut être temps de monter vers le Nord …
Direction Deshaies, Nord Guadeloupe, puis l’île volcan de Montserrat, qui nous a valu il y a 2 ans, de voir l’intégralité du Marin recouverte de cendres volcaniques ….
On aurait bien aimé pousser un peu plus loin la leçon de géologie aux enfants, malheureusement, le volcan émettant toujours des fumerolles, les autorités sont très frileuses et interdisent son approche et celle de ses coulées ….
C’est presque de la mer qu’on aura les « meilleures » vues de l’Ile et de son ancienne capitale, Plymouth, recouverte de cendres ….
Une plongée sympa à suivre une magnifique raie aigle pendant un temps infini, et nous levons l’ancre, direction St Kitts et Nevis …
L’occasion d’une belle régate avec un Sunkiss 47, vaillamment gagnée par le Petit Prince grâce à son arme secrète … le Butterfly (papillon) ….
… et nous arrivons à St Kitts, bien préparée avec sa marina – duty free … à l’accueil des nombreux cruise ships (paquebots) ou autre Bel Espoir, beau 3 mâts français dont la vocation est de faire découvrir autre chose aux jeunes délinquants ….
mais heureusement, cette île très sèche, est paraît il restée très belle à l’intérieur des terres … à l’image peut être de ses fonds marins que nous avons trouvés agréables et poissonneux, où visiblement l’industrie de la plongée n’a pas encore pris son essor ….
Un petit regret il faut bien le dire, de n’être pas restés un peu plus longtemps ….
Au lever du soleil, nous levons l’ancre et quittons, seuls au monde, notre petite baie paradisiaque … direction St Martin, l’usine à Megayachts …..
Au programme … de la technique, toujours de la technique … avec notamment l’achat de matériel électronique et d’une nouvelle membrane pour notre dessalinisateur qui enfin produira de l’eau douce …
… mais surtout … de nouvelles rencontres, encore une fois très fortes, très riches d’enseignements, et pour nous et pour les enfants … avec nos amis de Sérénité, Thierry, Krissie, Mael et Elea, devenus « les meilleurs amis de Titouan et Anaa », adorables, ou encore d’Eloane, Alain, Céline et leurs 5 enfants, dont Maverick qui s’est si gentiment occupé des loulous ….
Echanges d’idées … trop et pas assez à la fois …
Trop parce qu’Alain alimente nos réflexions ….
On envisageait une descente vers le Brésil plutôt que par le Pacifique, itinéraire plus prudent pour fiabiliser le bateau. Mais le Petit Prince est loin d’être une bête de près (navigation au plus près de l’axe du vent), et à fortiori encore moins face au courant comme c’est le cas pour descendre au Brésil « en ligne directe »… cette navigation, déjà difficile pour un bateau léger et rapide, était quasi impossible pour notre bateau.
Et voilà qu’Alain nous relance sur une hypothèse oubliée depuis longtemps … Et pourquoi ne pas remonter Nord en se rapprochant des Açores pour éviter et les Alizés qui nous poussent vers l’Ouest, et le courant très puissant qui longe la cote d’Amérique du Sud en direction du Nord Ouest ? De là, on peut traverser vers l’Est puis redescendre pas loin du Cap Vert et retraverser direction le Brésil.
CQFD …….
Et voilà …
Pas assez d’échanges d’idées … parce que du coup, la saison cyclonique approchant, il faut faire vite …le dessal à peine mis au point et nous voilà partis 2 jours plus tard sur une orbite Atlantique, direction le Brésil ……………………
Des travaux toujours des travaux …
Petite digression sur les derniers travaux ….
Notre préparation Sud est maintenant quasi terminée ….
Tout y est, ou presque …
Depuis un peu plus d’un an maintenant, beaucoup de chemin a encore été parcouru ….
Notre salle de bains, après nous avoir donné pas mal de fil à retordre ….
…. Est enfin terminée … couleur Grenadines ou Banquise, selon les goûts ….
… Une bonne douche chaude en navigation ou au mouillage … quel bonheur !!
Quant à notre portique, conçu et pointé par Franck, s’est un soudeur professionnel qui a fait les soudures finales …..
Et voilà aussi une nouvelle « casquette », cette protection du cockpit en acier, qui nous aura valu un an de retard sur notre programme … nous empêchant de traverser l’Atlantique avant la saison cyclonique 2010 …….
Après ça, on a enfin pu finaliser notre tout nouveau cockpit, avec ses 4 nouveaux winches, sa nouvelle électronique, sa console de barre renforcée, ses hiloires-équipets et ses coussins anti mal de dos tant attendus !!!
C’est sans parler de l’isolation du bateau …. Roofmate et isolant mince …. On dirait un vaisseau spatial enrobé dans sa MLI !!
Que dire aussi du dématage au chantier Peake de Chaguaramas à Trinidad … 1 heure top chrono pour enlever les 2 mâts …. A terre pour plus d’un mois et demi de chantier …. 1 heure top chrono pour remettre les 2 mâts … De grands moments …
Au programme … changement de tous les câbles bien sûr … mais aussi révision complète des mâts jusqu’au plus petit rivet …
Conclusion : enrouleur de grand voile HS … et si on remplaçait tout ça par une Grand Voile entièrement lattée ?
Et voilà un Petit Prince qui repart sur les chapeaux de roue, fort de ses 3 nouvelles voiles …
Un refit intégral du coin table à cartes …. VHF AIS pour détecter les cargos même sans radar, Iridium pour les fichiers météo (ô combien utiles), une nouvelle balise …….
Quelques semaines plus tard, reste plus que le dessalinisateur, qui lui aussi nous aura donné beaucoup de fil à retordre et de place a trouver … vive les envois aux « West Indies » traduits par Colissimo International (quand même !!) comme « Inde » …. Et voilà un mois et demi de stress … une membrane arrivée à Trinidad ouverte et donc sèche … qu’on se résoudra finalement à changer à St Martin … pour avoir enfin de l’eau douce et non plus de l’eau saumâtre à bord ………
Allelujah !
Cette fois, le bateau est fin prêt !!
Et 2 jours après …….. le « Petit Prince » lève l’ancre pour sa plus longue navigation jamais réalisée …….
Et maintenant, la liste des travaux effectués sur le Petit Prince, et les quelques points encore à traiter !
Réalisé au 1er mai 2011
En cours
Reste à faire
Réfection de la coque et chaudronnerie
Sablage cabine avant , coffres avant et à gaz Changement de 18 tôles Anodes et supports d’anodes Déplacement des passe coque Traitement intégral de l’intérieur de la coque epoxy 4 couches (hors plafond) : 80 litres Nouveaux rails de fargue en acier et 4 chandeliers supplémentaires 3 capots de coffres en acier Balcons de mât Circulation d’eau Baille à mouillage en inox Réservoirs : 2 * 250 litres en inox 1 * 130 litres en contre plaqué époxy Antifouling Nouvelle peinture de pont antiderapante
Isolation et chauffage
Isolation intérieure entièrement refaite : Roofmate 40 mm + isolant mince réfléchissant 17 couches
Chauffage : Poêle à Gasoil Dickinson Antarctica avec récupérateur de chaleur dans cabine Avant et
radiateur par circulation d’eau dans cabine babord et arrière
Réfection du pont
Etanchéité Guindeau 1500 W Lofrans Tigre + câblage + boîte de contrôle neufs Manches à air et ventilation mécanique neuves Changement de tous les hublots et plexy de pont (double vitrage et augmentation de l’épaisseur) Winches 53.2 ST Harken neufs Taquets, poulies, spinlocks, accastillage neuf Régulateur aluminium changé par un Monitor tout Inox Gréement courant entièrement neuf, drisses en spectra Plateforme arrière en bois exotique Portique Inox (support panneaux solaires, éolienne, antennes, annexe) Protection des manches à air par arceaux inox
Surbots des panneaux de pont refaits en stratification verre/époxy ou ertacétal
Stratification cockpit, hiloires
Descente et casquette en Plexiglas 10 mm
Pare brise : chaudronnerie et Lexan 10 mm
Voiles
2 spis d’occasion : asymétrique + symétrique état neufs tangon Voile d’étai d’occasion Artimon et trinquette neufs North Sails, renforcés et augmentés en surface (cahier des charges 60° sud) Grand Voile Barrow Sails entièrement lattée Lazy bag d’artimon neuf Lazy bag de Grand Voile neuf Taud de trinquette neuf Taud de protection plage avant neuf
Annexe
Annexe Aquapro SMR 8,60 neuve semi rigide aluminium/hypalon Moteur HB Tohatsu 8 cv 2 temps neuf
Electricité/ Electronique
Panneaux solaires Shell neufs (2 * 80 watts) Eolienne Aerogen 6 neuve Système de régulation Groupe électrogène SDMO 1000 watts neuf Chargeur de quai neuf Feux neufs Eclairage intérieur neuf 4 Batteries de service neuves Batterie moteur neuve Electricité neuve Câblage 12 V Distribution et circuit de puissance Onduleur 12 V DC/220 V AC Xantrex Prosine 1000WElectronique : sondeur Raymarine ST40 neuf
Loch Raymarine ST 40 neuf Girouette anémomètre ST 40 neuve
Circuit 220 V
Pilote automatique Raymarine X-5 Wheel drive
Plomberie
Réfrigérateur : Construction d’un nouveau caisson de 100 litres, plus grand et mieux isolé Groupe froid neuf Danfoss DB35 Plomberie entièrement neuve : tuyaux, pompes , raccords … Evier, mitigeur, robinetterie, Douche WC Assèchement : pompes + flotteur Circuit d’eau sous pression Ballon d’eau chaude FiltrationDessalinisateur 300l/heure attelé au moteur
Timonerie
Secteur de barre Barre à roue + console Mèche de safran inox
Moteur
Changement de la pipe d’échappement Révision complète
Gaz
Distribution et circuit de gaz neufs
Menuiserie intérieure
Cahier des charges : chavirage Traitement de tous les bois peinture recto / verso en laque glycéro ou epoxy Planchers refaits ou nouveaux 15 plaques de CP marine ( 5 à 15mm) 100 litres de peinture, 3000 visses inox A4 2000 boulons 50 charnières 15 loquets Circuit de ventilation mécanique et aération Modification : carré, cuisine, cabine avant, cabine arrière Sellerie du carré Matelas cabine avant, arrière et babord Salle de bain reconcue hermetique : douche, WC, lavabo, circuit d’eau, ventilation mecanique, assechement
Gréement
Renouvellement de tout le Gréement dormant : Câbles, ridoirs, chapes Changement de toutes les vis et rivets, goupilles Réglages (barres de flèches) Filières Retrait enrouleur de GV
Sécurité
25 m de chaîne de 10mm neuve
Routeur et antenne Wifi externe Survie Plastimo 6 places offshore + grab bag + support Téléphone satellite Iridium Motorola 9555, antenne externe et kit data 2 Combinaisons de manœuvres et survie TPS
Balise Corpsat Sarsat neuve
100 m de chaîne de 10mm neuve
Extincteurs
Amarrage (3 * 100m), élingues et dévidoirs
Notre programme à venir ….
Nous voilà, enfin de retour …….
Il faut bien le dire, rien de bien passionnant n’a marqué le premier semestre de 2010 ….
Des travaux restent des travaux …
Nous qui avions programmé notre départ de Martinique en Février ou Mars (2010 !), avons dû essuyer quelques déconvenues, comme notamment la découverte sous la casquette de 2 énormes trous pourtant non apparents …. A une semaine du départ …. Vive le perfectionnisme …
Et voilà notre programme initial qui s’envole … traverser l’Atlantique pour rejoindre les Açores puis le Sénégal, ça se fait en avril ou mai … mais pas en juillet – août, en pleine saison cyclonique ……..
Pas grave, quand on voyage, il faut savoir être flexible et adaptable … on se reconfigure … On passera Panama en septembre – octobre pour descendre vers l’île de Pâques directement.
Et puis, chemin faisant, de discussion en discussion, le temps passant il faut bien le dire ……. Nous voilà convaincus … passer Panama, faire une navigation difficile sans s’être reposés un minimum avant, sans avoir profité en famille du bateau et des mers chaudes, sans avoir fiabilisé et consolidé tous les travaux faits sur le bateau, qui n’a plus grand-chose du Petit Prince antérieur …. Non, ce n’est pas sérieux.
Passer Panama ce mois ci, direction les Marquises puis descente vers l’île de Pâques en octobre …. C’était notre programme (qui décidément porte bien son nom !) jusqu’à il y a 2 semaines .
Et puis, les navigations avec le bateau (eh oui, on a quand même fini par quitter la Martinique) aidant, non, vraiment, ni 2000 miles au près, ni 3000 miles dans les 40 èmes rugissants ne nous tentent ….
Alors ( !) voilà … cette fois, on est bien fixés, les bouquins sont achetés, les enfants en cours de programmation grâce à ce fabuleux dessin animé qui en aura tenu plus d’un en haleine : les Mystérieuses Cités d’Or ….
Donc voilà enfin ce que nous allons faire dans les prochains mois, fiabilisé ….
Nous sommes actuellement en Guadeloupe, que nous devrions quitter fin février, direction les Iles Vierges Britanniques pour un mois à la cool en famille, à se baigner, surfer, plonger et visiter tranquilou …
Puis descente sur le continent où nous allons laisser le bateau pour un trip de 3 à 4 mois en Amérique du Sud, objectif Macchu Picchu voire Bolivie …..
A notre retour , passage de Panama sans y oublier les San Blas, puis Galapagos – Ile de Pâques (enfin …) en octobre novembre et Patagonie dans la foulée ……….
Allez un peu de courage, le retour dans le passé, histoire d’éclairer une lanterne que nous avons pris soin de bien embrumer par notre absence notoire de communication, c’est dans les quelques pages qui suivent !
On vous embrasse bien fort, avec une promesse : celle de vous donner des nouvelles plus régulières !
Franck, Maïa, Titouan et Anaa
Martinique – Trinidad, le Petit Prince renoue avec les embruns … enfin !
Remontons un peu le temps …….
En ce début d ‘année 2010, nous sommes comme toujours, à fond sur la préparation du bateau …… Le départ se rapproche et plus il se rapproche plus c’est dur d’avancer, après pratiquement 4 ans de travaux ……
Heureusement quelques évènements sympas jalonnent ce parcours du combattant ….
L’anniversaire de Titouan par exemple, qui avec tous ses copains, ont fait rigoler tous les pontons du Marin, quand, déguisés en indien, en robot ou en pirate, ils déboulaient en criant, à la recherche de leur trésor … au programme, escalade, tir à la corde, kayak, décryptage etc ….
La rencontre aussi de Rolf et Deborah, loin d’être une coïncidence … Une leçon. D’humilité, de gentillesse, de dévouement, de respect, d’écoute, de préparation …. Et de courage …….
Notre premier chart briefing Antarctique …. C’est eux … !
Un peu comme nos parrains, ils ont surveillé la préparation de notre bateau pour l’Antarctique de près, eux qui y ont hiverné il y a bientôt 20 ans et qui viennent de décider, à 60 et 70 ans … de ne plus y retourner, après de nombreux séjours là bas et plus de 100 000 miles dans les mers australes, en dessous des 40 èmes rugissants …….
Ils nous ont aussi épaulé et donné du baume au cœur à coup de « pain de Deborah » (c’en était devenu une mutinerie à bord quand il n’y en avait pas !), de kefir, de cookies, de gateau ou autre « Icecream time » ;-)
Merci, merci pour tout …….
Avec notre voisine, Agnès, marin d’Isabelle Autissier en Antarctique, de films en livres et en histoires, notre programmation est en cours !
Que dire aussi de Delphine, Franck, Loeva et Angia sur leur voilier – spectacle « La loupiote » (www.voilierspectacle.com) qui outre leurs spectacles magiques, burlesques ou poétiques, où ils ont envouté le Marin en dansant entre ciel et mer du haut de leur bateau …. Que dire d’eux qui seront nos voisins de travaux et amis pendant près d’un mois … que de discussions passionnantes, d’entraide, de leçon de respect de la nature ou encore de rigolade autour d’un grand écran improvisé au bout du ponton où tous les enfants – petits et grands – se régalent devant « Le Roi et l’Oiseau » ou un spectacle du Cirque du Soleil …
Sans oublier bien sûr nos amis qui nous ont soutenu et aidé pendant des mois … Damien, Alex, Yann, Michel et Flo, Marie Claire et Jacques avec leur petite Rose ….
Et puis, la fin des travaux a fini par approcher …
Rendez vous à Trinidad est pris pour sortir le bateau de l’eau et y faire ce qui doit être le dernier gros chantier … changer l’intégralité des câbles du gréément.
Grand moment que celui où nous avons ENFIN largué les amarres …………. accompagnés de Damien, notre pote, notre ami, qu’on retrouvera, on l’espère, en Patagonie, à bord de la Boudeuse ……
Les amarres larguées, ça y est, un petit vent de liberté souffle sur tout l’équipage …….
Incroyable comme se retrouver simplement à Sainte Anne, pour un premier petit bain au mouillage … nous plonge directement dans le voyage …….. Cé lèè Vacansses … bien méritées ………..
Nous voilà en route direction Trinidad …
On égrène les belles escales qui jalonnent notre parcours …..
Marigot Bay à Sainte Lucie, et puis surtout ensuite les Grenadines …..
Enfin !
Bequia … entrée des Grenadines, où déjà une plage aux eaux magnifiques nous attend …. L’occasion aussi de se faire des langoustes, si grosses que et les enfants, et le catou en ont eu peur …
Et puis les Tobago Cays, ses plages dont même Freemousse, notre chat, aura profité, et puis ses iguanes (ses moustiques), et ses tortues que nous avons observées pendant des heures …
Et Petit Tabac ‘l’îlot des cochons pirates’ où Titouan quelques années auparavant avait vu son premier (bébé) requin …
Carriacou aussi, où nous croisons quelques copains qui fêtent le début de notre voyage tant attendu !
Une dernière navigation épique, contre mer et vent, au cœur d’un orage de 8 heures, à raison de 1 éclair par seconde au dessus de notre tête … et nous, seul bateau avec nos 2 mâts plantés vers le ciel …. ‘Nuit stromboscopique’ a écrit le capitaine au livre de bord …
27 heures pour parcourir ces fichus 70 milles qui séparent Grenade de Trinidad, et nous voici enfin arrivés au pays de Mad Max …….
Des plateformes pétrolières partout, des cargos, des coast guards (garde côtes), un port comme on en a rarement vu d’aussi sales ……
Nous y sommes, pas de doute, Chaguaramas et ses innombrables chantiers s’ouvre à nous ….
C’est parti pour un mois et demi de boulot ….
Difficile séjour qui commence par la mort de notre petit Catou, Freemousse, prise en chasse par 3 chiens du chantier …..
Il manque désormais quelqu’un à l’appel et notre départ, c’est clair, n’aura plus la même saveur ………
Au revoir petit Tigre de Salon, Cléopatre ……… Le rythme est difficile à reprendre, mais ça prend forme, doucement, toujours trop doucement …
Heureusement, nous retrouvons des amis, ce qui nous donne l’occasion de nouvelles rencontres, de bons petits apéros, barbecues, ou autre tarot, pendant que les enfants, quand ils ne profitent pas de leur piscine de luxe, découvrent … le billard !
Grand moment que celui du rematage et de la mise à l’eau du bateau …….
Nous remontons rapidement en Martinique pour y accueillir Papou et Mamou …
Notre arrivée ne sera pas aussi festive qu’espéré …
Nous apprenons malheureusement la mort totalement subite et inattendue, de notre ami, Gégé, skipper d’Emotions II qui a formé Franck sur les maxicatamarans ….
Un personnage fort et riche, tout en gentillesse et en douceur, qui laisse derrière lui son petit Tom, « son petit chat » …..
Bon vent à toi Gégé et que ton dernier voyage 6 pieds sous mer t’emmène où on devait se retrouver, tout là bas, au bout du monde …..
Martinique – Guadeloupe avec Papou et Mamou
Début décembre, Papou et Mamou, tant attendus de tous, arrivent enfin, qui viennent profiter de leurs petits enfants tant qu’ils sont encore dans une zone facile d’accès …..
Un joli programme nous attend ….
Nous montons tranquillement en Dominique, où nous profitons de notre escale de quelques jours à Roseau pour faire un tour de l’île bien sympa …
Les chutes de Trafalgar puis leur source d’eau chaude resteront je crois notre meilleur souvenir …. Le petit hammam naturel après avoir joué les aventuriers jusqu’au pied de la chute, où air et eau étaient soufflés en une pluie horizontale glaciale par la chute – un régal !
Un vent favorable nous a ensuite permis d’atteindre Marie Galante, petit îlot de paix aux cents moulins, avec ses petits villages accueillants et agréables, ses belles plages, ses distilleries et ses habitations, sans oublier cette vision tout droit sortie d’un autre âge … les charrettes à bœufs !
Marie Galante, c’est aussi l’anniversaire de notre petite poulette, Anaa, qui fête ses 3 ans dans la magnifique baie de l’Anse Canot ……
Quel programme pour cette belle journée !
Pour les enfants : préparation du gateau …. Et cours de « surf » l’après midi ……
Pour les adultes … enfin, surtout Papou et Mamou …… dur dur mais quel régal … encore merci pour tout : préparation du repas ….. au menu …. Des gnocchis !!!!!!
Et voila le chef d’œuvre des cuistots qui trinquent au festin qui arrive !
Sans oublier bien sûr … l’ouverture des cadeaux, à ne pas oublier quand même !
Après s’être remis de la veille, nous voilà partis pour les Saintes, navigation encore une fois bien à la cool ……
Magnifique Baie des Saintes, classée il y peu parmi les plus belles baies du monde ….
L’occasion de superbes balades … comme celle qui nous a menés jusqu’au Fort Napoléon, avec son jardin botanique raffinée et son musée passionnant …
Ou encore notre tour de l’île de Terre de Haut, où nous avons découvert des plages splendides – comme celle de Pompierre ou du Pain de Sucre – et un village demeuré typique, aux maisons en bois aux couleurs chatoyantes …
Ou notre « randonnée » de 300 m de dénivelé avec des loupiots en pleine forme qui galopent jusqu’au sommet du morne appelé le Chameau, point culminant des Saintes, et –au grand dam de Mamou- escaladent encore son fort jusqu’à son plus haut rempart …., découvrant un panorama splendide englobant la Guadeloupe, les Saintes et toutes les îles alentour …..
Sans oublier les bonnes idées de papa, qui nous a installé au mouillage, un nouveau joujou …. Une balançoire sur tangon, pourquoi n’y avait on pas pensé plus tôt … c’est tellement plus drôle de se balancer au dessus de l’eau au gré des vagues et du vent !
Malheureusement, le temps passe, et il faut commencer à envisager le retour vers la Martinique ……
Un crochet par Terre de Bas, toujours aux Saintes, plus sauvage et clairement moins touristique et animée que sa grande sœur est l’occasion pour les enfants de se défouler quelques heures avant la longue navigation qui nous attend ….
Un parc de jeux ??? aussi inattendu que complet …
Au programme, conduite, pont suspendu, mur d’escalade, descente de pompier, toboggan, balançoires … ils n’en demandaient pas autant !
Et pendant ce temps, notre cuistot familial s’essaie à la fabrication du pain …
Conclusion : on s’est bien régalés !
Une navigation éclair nous permet de descendre en 9 h des Saintes au Nord de la Martinique, à plus de 7 nœuds en moyenne, on est plutôt contents de voir notre bateau avancer aussi bien … nouvelles voiles, nouvelle façon plus toilée de naviguer, carénage bien sûr … en tous cas, le résultat est là : on a gagné 1 bon nœud de moyenne !
Cette belle navigation est couronnée par l’apparition majestueuse d’un orque à quelques encablures au nord de la Martinique … magique … mais un peu angoissant quand même, avec sa gigantesque dorsale à 10 m du bateau ….
Après quelques errances … appelons ça une panne moteur, et un filet dans le safran …. Ce n’est que … 9 heures plus tard que nous arriverons péniblement aux Anses d’Arlets … Dommage !!!!
Heureusement, le Père Noël arrive pour nous remettre les idées en place ……..
On peut dire qu’il n’a oublié personne …. En particulier les enfants, qui pourtant ne nous ont pas paru spécialement sages cette année !
Tout s’explique …
Outre une ferme en lego pour Anaa, et un château fort pour notre apprenti chevalier,
… il a trouvé ce qui leur (nous) correspondait …. Des déguisements de pirate ………
L’heure est à l’instruction et à l’entraînement des pirates …
… avant l’assaut …
Et gare à ceux qui désobéissent …..
Malheureusement, l’arrivée du Père Noël marque aussi le départ le lendemain, de Papou et Mamou, qui rentrent après un bain de soleil, de vent et de chaleur, dans leur lointaine métropole froide et enneigée …..
A bientôt à vous 2, prenez bien soin de vous, et merci pour tout !


































































































































































































































































































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